Le Vent parfois nous rend fou..
Le vent s’engouffre dans les saules frémissants
Et à l’orée des fleuves dans les roseaux foisonnants
Sur la colline se dressent les ceps
Dans les forêts les pins d’Alep.
Ta voix appelle mes caresses
Ta voix cassée égrène sa mélopée
La mer abandonne ses laisses
Tes aréoles semblent dressées comme des épées.
Les champs livrent leur parure moirée
La rosée du matin distille ses gouttes
Le brouillard masque la vallée dorée,
La colline brûlée assèche ses croûtes.
Je m’engouffre dans ton corps frémissant
Et j’effleure de mes doigts effilés la courbe de tes seins
Au fond de tes prunelles j’aperçois ton consentement
J’aime toujours autant la chute de tes reins.
(1990)
***
Monstre gluant , poulpe noueuse ,hydre pulpeuse
Tu te glisses en ma carcasse osseuse
Sans répit vers l’abolie du temps.
De mes cris proférés je n’écoute pas le son,
Dans mon rêve je m’accroche aux ronces…
Sur le macadam gisait mon corps disloqué
De mon âme jaillissait le Temps morcelé….
(2002)
GÉRARD PARIS
Né en 1944 ,il habite dans l 'Aube (France) ex moniteur d’auto-école il a collaboré à 60 revues ; il a coordonné des numéros spéciaux sur Hubert Juin, sur Salah Stétié ,sur Henri Thomas
,Richard Rognet , Jean-Claude Pirotte et dernièrement sur Jean- Vincent Verdonnet et sur Jacques Ancet (à paraître) ; chroniqueur dans une dizaine de revues françaises et belges,il a publié
3 recueils aux editions La Porte et aux éditions Bleu D’encre en 2012 avec " Fragments (4)".