« On dimensionne oniriquement l’apothéose des êtres dans leur lien au vivant. »
Rencontre avec Babouillec, le 7 mars 2017 au cinéma Les Lobis à Blois
LES FRITES
Sans déraison un coup de fourchette n’abolira jamais le bazar des frites
Manhattan rodéo dans le mikado des McDo
Carrées comme la cour du Louvre dans leur pyramide inversée
Droites sous toutes les coutures
Taille haute ajustée
Elles rivalisent de prestance
Barrées mais pas trop
Défie-les
Printemps-été
Automne-hiver
De trouver la faille
Égales à elles-mêmes
Salées mais pas trop
Toujours de bonne humeur
Quête up and down ou nature
Rayons vermeils du couchant à ses doigts
Cap Canaveral des babines
On alune
Plus qu’une
Festin sans faste
Food de joie
Cinq, quatre, trois, deux, un, recommandez
Pas d’Apollo sans Apollon
Pas de pommes sans terre
Pas de frites sans liesse
Qu’elle y mette son grain d’étincelle
Et jette ses lettres de noblesse
Sur la belle de Fontenay qu’elle dévore d’une bouchée.
14 avril 2017
LAURE WEIL
Laure Weil se présente :
Professeur agrégée d'arts plastiques, je suis aussi curieuse de littérature, de cinéma et d'architecture. J'ai fabriqué quelques livres d'artistes, dont le lien entre eux semble être l'effacement. Livres restés confidentiels. J'écris généralement pour restituer une rencontre avec une œuvre, qu'elle appartienne au champ des arts plastiques ou au cinéma.
Je cherche à diffuser mes textes parce qu'il est plus facile de se motiver à écrire régulièrement quand on sait que ses textes sont susceptibles d'être publiés.
Mes écrits sont nourris par ma culture des arts plastiques et par ma liberté à jouer avec les mots, comme s'il s'agissait de couleurs pour un peintre.
