Le temps
Le temps traine sur les rues
Nu
Sans bagage
Comme un collier de baisers
vides
Dessine un verre
de promesses
de sang
Dans la surface des cris fermés
J’aime partir
habiter la mer
Lorsque toute chose
est devenue
Pages de blessures folles
***
Aux arbres nus
Sur les branches
premières
Je vois toujours tes baisers
transparents
Simples comme toute chose
libre
Qui marche verticale
dans les rues
A côté d’une parole en trois syllables
li-ber-té
homme célèbre du sceau
du vide
tu caches tes mains
dans les traces agenouillées
de l’autre
et tu fais de ton silence
des montagnes blanches
Mais ton aube
Tes pas tes rues ton fleuve
Ton passé tes épaules tes mains
Ta respiration ta maison ta solitude
Ton chien ton lit ton fils
Ta démarche
une simplicité noire
ADLYNE BONHOMME
Elle se présente :
Je m’appelle Adlyne Bonhomme. J’habite à Port-au-Prince, la capitale d’Haiti. Je baigne entre la danse et l’écriture. Je danse pour mieux saisir les pas meurtris du monde. J’écris pour mieux habiter mes blessures, le silence du monde.
