Souvent je vis les toiles de Tàpies comme on regarde les paysages du grand canyon et la colombe se pâme devant les chutes du Niagara.
Sous le chant des constellations l’image de la blancheur d’un dimanche.
Des croix sortent de terre comme on déterre les morts de la guerre civile.
Tu en fis des signes courant sur les toiles et l’empreinte de tes mains sur le sable comme on regarde des films des années trente.
Tu en fis des motifs à rappeler des parois pariétales.
Les graffitis se firent élire au suffrage universel que votèrent des ambassadeurs de la révolution française.
La Catalogne ne se divise pas, et dans toutes tes toiles il n’y a pas de voûte étoilée mais le bruit des rues de Barcelone.
Tous ces sables de tes regards empruntés au dernier poète catalan qui décrit des vers en une langue inconnue.
On attend les signes d’encre noire et les points virgules pas encore éclos comme le corps de la bien-aimée.
Les murs et les portes racontent des histoires de vivants jouant au tarot.
Ta peinture est le testament de ton peuple et tu figures au premier bréviaire d’un nouveau vocabulaire de peintre.
OLIVIER CANTENYS
Artiste-peintre professionnel (diplômé de l'ensba)
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Ecrit de la poésie depuis l'adolescence.
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