Les lys orange
Et puis un matin
les lys orange se sont ouverts,
je voyais en cela
un bon présage
car il y avait toi
au bout de mes pensées,
car il y avait toi
au fin fond de mes yeux,
car il y avait toi
partout sur ma peau,
un matin de pluie
les lys orange se sont ouverts.
***
Nouvelles
Comment vas-tu, mon amour
après toutes ces années ?
En tout cas,
notre ciel
est toujours le même,
notre coin de forêt
est toujours là,
notre bord de mer
est toujours aussi doux
Et mon cœur
me fait croire
qu’il est pareil, lui aussi
l’est-il ?
en regardant le ciel
en ce printemps naissant
je réponds tout bas : non…
***
Partout de la poésie
Allant du côté des chênes
au fond du jardin
je provoque
le vol de quelques papillons,
je taquine
une bonne dizaine d’abeilles,
de criquets et de sauterelles
et je fais déplacer
les cercles des deux buses
au-dessus du champ
Mine de rien
je vais du côté des chênes,
au fond du jardin,
pour cueillir le poème.
IOCASTA HUPPEN
Elle se présente :
Iocasta Huppen est haïjin : 4 recueils de haïkus (dont le dernier paru en 2018 chez Bleu d'Encre Editions, intitulé "130 haïkus à entendre, sentir et goûter, une Mention honorable au Concours Prix Jocelyne Villeneuve, 2018 et quelques anthologies et publications dans des revues. Elle est également poète : un premier recueil paru en 2018 chez L’Harmattan, collection « Poésie(s) », intitulé Etats d’âme, Préface de Félix Boulé, quelques prix (dont le Prix de Créativité Naji Naaman en 2015 ; le Premier Accessit au 48e Concours Arts et Lettres de France en 2016 et 3e Prix au Concours Europoésie en 2017) ainsi que des anthologies et publications dans des revues, dont Cairns, LIBELLE et Bleu d’Encre. Iocasta Huppen est aussi l’initiatrice du Kukaï de Bruxelles qui réunit quatre fois par an des auteurs de haïkus.
