La flamme et le poète
Et si la poésie était tout simplement une rencontre lumineuse,
Et théâtrale avec les mots, une mise en scène surprenante
Où chaque phrase trouve sa place, où le décor imaginaire
Se construit au fil du temps, au son d'une musique intérieure,
Un instant de joie intense au sommet d'une journée grise
Une révélation de soi-même, comme un effeuillage intime
Un reflet dans un miroir sans tache, alors le poète ne serait
Que l'interprète des profondeurs, le passeur des abîmes,
Le poète des silences m'est familier, il cherche çà et là des pépites d'or,
Pour inonder la feuille blanche qui hiberne depuis longtemps,
Il s'improvise chef d'orchestre pour ordonner les rythmes et les
Images, son écriture est tantôt zébrée d'éclairs, tantôt baignée
D'un halo discret mais la flamme ne cesse de l'habiter tout entier.
***
Rêverie d'un jour
Laissez-moi m'asseoir à la fenêtre
Des songes, en attendant,
J'y verrai l'antique madone
Et l'enfant sur ses genoux
Tout inondé du soleil matinal,
J'entendrai au loin, l'appel chantant des sources
Et celui des âmes égarées au fond de la vallée,
Dans un profond silence venu des cathédrales,
Je connaîtrai la fusion de l'homme et de la nature,
Je graverai en plein ciel quelques mots
D'une chanson pour traverser l'infini,
Laissez-moi m'asseoir à la fenêtre des songes,
Juste un instant,
Je ne ferai aucun bruit, j'inviterai les ombres
Et je chuchoterai même des histoires
Pour endormir les revenants.
***
Le voile mystique
Aucune parole ne pourra s'approcher
De l'infini du ciel et de l'éternité !
Même l'instant présent recouvert de dorures
N'est qu'une esquisse imparfaite, un trompe l'oeil
Habile pour masquer le mystère,
Sous des airs de trompettes triomphants et joyeux,
Un coin du voile mystique tente de nous séduire,
Mais c'est ailleurs qu'il faut chercher la source vive,
La main offerte, le désir profond d'être !
C'est ailleurs qu'il faut se convertir hors des chemins connus,
oser le chant réciproque de l'âme pour faire reculer l'âpreté
Du néant.
C'est ailleurs que le soleil éclaire nos vies de passants démunis.
MARIE-JOSÉ PASCAL
Elle se présente :
Marie-josé Pascal a publié de 197O à 1976 dans la revue Humanisme Harmonie, un texte dans la revue Nuovo vento,, a participé à une exposition de poèmes au Petit Palais à Avignon, 2O17 à 2O18 trois textes dans l'Anthologie Flammes vives, avec d'autres artistes a contribué à L'Anthologie " De l'humain pour les Migrants ",Mars 2O19 parution d'un texte dans la revue Florilége et plusieurs poèmes dans " Le Capital des Mots " dirigé par Eric Dubois.
Juin 2O18 publication de textes dans la revue numérique descitoyensdeslettres,
