|
||
|
------------------
|
LE CAPITAL DES MOTS n°5- Mars 2008- Patrice Cazelles
------------------
Western
rue du cheval-ru
CONTRE QUI LE CHEVAL RUE ?
LE CHEVAL ÉQUIDÉ
LA CHOSE ÉQUESTRE SOUS LES
VERROUS SÉQUESTRÉ DES RIDELLES
TÂTANT DU VENT DANS LES AIRS
DÉSERTS AUTANT QU’AVANT
CONVAINQUANT
COMPTANT LE TEMPS
CONTENT DE TOUT
CAR TOUT EST BON
DANS LE CANASSON
SI SE SONT SES PAS
SON PASSÉ OU VERS QUOI
L’HIVER CONDUIT
CE CONDAMNÉ LE POIL HIRSUTE
SOUS LA TOILE DE JUTE
LE COL OUVERT
OU LA MAIN AU COLLET
SAVONS GUÈRE QUE NAGUÈRE
FUT POÈTE EN SAISON CORPS A NU
DANS L’EMPLOI DE L’ÉTÉ
PLUT À MOI QU’UN REGARD EMIS LÀ
ÉMANANT DES MISÈRES DE SON TEMPS
GRÉÉ DE FORCE AU PALAN
PENDU LÀ DANS L’AZUR
PENDULAIRE ABÊTI
VIT LE SORT EVITÉ
D’UN ÂGE AUTANT PORTÉ
QU’IÇI BAS DEVERS TOUS
LA MOISSON DES VERTUES
N’IRA PAS JUSQU'A LUI.
POETE AUX NUIT SANS SEUIL
ET DU GRAIN QUI DIT VRAI .
CONTRE QUI LE CHEVAL RUE ?
------------------
NEUVE.
COMMENT T’ES LÀ T’AS CHALANDĒ LES MEULES POUR AVNIR AU TAS SI BAS TOUT SAINT CORBĒ D’ĒRISIPÈLE AU PIRE DU TEMPS RAVI D’UN PIEU COMME TEINT
DES SOËFS SI TOUT EN BIÈRE LES CLINCHES S’EFFROIENT MON BASE QUI PENCHE AU RIS D’SA PENSĒE L’ĒPAULE A SOI QU’ON DĒCLIVE EN S’DOUTANT DU MEILLEUR QU’A FAIT SA VIE C’EST PARATIONNEL L’USAGE DES
MOTS QU’ON COMPLĒMENTE EN VICE VERSA RECTA RECTUM ET CUI DISTANT MATER DOLOROSA FACIPUT COMME ON PEUT D’AMOUR S’ĒPLEINDRE ET D’LA ROCAILLE AUTOUR COMME TANT D’AVANT LES NUITS QU’ĒTIRAIENT SES
SUEURS JUSQU’AU PLAISIR DES MOTS CEUX LÀ FACTIONNĒS DEVANT L’ĒTROITE ĒCHANCRURE DU SILENCE MA VIE PERDIT LE SENS DES BIENS DURABLES ET DE QUOI J’AGISSUS COMPLIT LA GARE DES FAITS-ACTIONS TARĒ
JOUISSANT DANS MA SCIURE J’ATTEMPTAIS AUX SOLIVES DU TEXTE SANS ERNIE À L’ĒCOUTANCE DES VIEUX AMMONESTĒS PAR LA RIME AU BEL INSTANT JEUNOT DES DIPTÈRES UNIVERSITAIRES COOPTĒS PAR DES PLUS ROUIS
QU’EUX AU TAS LES COERCITIFS TOUS AU TAS AUTANT QU’EN PEUT TENIR L’ACADĒMIE DES VLOUTĒS J’ENCHOIS D’AUCUNS À TIRER SUR SA LANGUE COMME UN APPENDICE FULMINEUX UN SEXE TROISI ÈME UNE MONTURE À
JACTER …
------------------
Je marche
J’ai de tout temps conçu mes moindres reculades. La vie d’épis de blé aux fenaisons violentes ; mes amis partagés, ici comme ailleurs, à
l’aune des paroles intimes. Leurs voix que je pressens ce soir comme mauvais un talus au bord du chemin et qui me devancent et se ferment sous les pas. Un livre parachevé d’accords approximatifs,
de mots halés sur le pont avec un courage de noyé.
Je marche aujourd’hui pour reconnaître ; pour lire au dos des feuilles ce qu’elles savent de l’hiver, à leurs nervures tièdes, leur sagacité
d’arbre aux pendus, dans ce qu’elles ont gardé du métier de l’écorce.
Parfois je marche dans la nuit. Plusieurs lumières atteintes en direction des faubourgs, encore violettes sous les candélabres Dervaux, qui
dessinent de fortes contusions sur le chemin plus avant.
De mémoire, je marche depuis toujours vers cette ville invisible. Je n’ai trouvé jusque là que gîtes détestables, et des hommes sans ombres, plus
surs que des saisons.
PATRICE CAZELLES
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article