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par l’écriture irrorée
la chair obscure s’émacie
celle de tes mains
dissoutes en moi
désagrégées
dans le poème borgne
à partir de toi
l’aube du désir s’est levée
sourires d’illusions
tachés de brise flegmatique
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Combien les vagues brunissent l’écume dans la houle lamineuse. Ne divulgue pas le secret du vent épileptique, amoureux du brouillard il n’engendre que des larmes sanguinolentes. Le brasillement de la côte pourtant toute proche ne déjoue pas le naufrage. Tout un gréement disloqué localise l’engloutissement. L’âme malade d’embruns égarés il fait nuit sur nos désirs d’absolu.
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Un soleil amer brûle sa chair mate de tourments gourmande de démons lisses et sucrés. Les cheveux noirs ivres d’autans Neela épouse la forme du rocher. Elle est eau sur le sable qui vient lécher mes reniements, soif comburante neutralisant mes hypocondries. Ici l’horizon parle bleu où ciel et mer copulent dans la chaleur. Ici la nuit n’existe pas, simplement l’odeur du sel dans ta bouche.
SERGE MAISONNIER
Né en 1957 en Normandie et résidant en Région parisienne.
Autodidacte j’aime la poésie du vécu nimbée d’un peu d’hermétisme.
Un recueil de contes et apologues auto-publié : Babioles et fifrelins
Plusieurs textes en revues et anthologies chez Flammes vives, Cahiers de poésie, Francopolis.
http://serge.maisonnier.over-blog.fr/
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