Comme
si la mémoire était organisme vivant
avec un corps
son cœur battant son souffle senti sur ta nuque
son nid douillet quelque part dans tes cheveux
la mémoire et son sang de souvenirs dans tes veines montées
directement sur le circuit de la rétine
un corps
de mémoire débordant tous les corps calleux et autres corpuscules et
qui habite
investit aussi bien l’intérieur que l’extérieur
comme toute vie
quand la mort ne dessine pas même une côte ne cartographie aucune peau ne
dresse aucun campement au bord du courant
la mémoire en son corps te sculpte à sa guise
des cavités abdominales jusqu’aux lobes du cerveau
BEATRICE MACHET
Plus d'infos : http://www.le-capital-des-mots.fr/article-20866434.html
http://www.printempsdespoetes.com/index.php?url=poetheque/poetes_fiche.php&cle=568