triptyque des Sens :
Les humeurs
Je n'ai rien rêvé de plus
que de tenir ma vie
par la bride lâche
des mouvements du cœur
Ni laisse ni cordage
un serpentin de jeu
qui vibre à chaque froissement
de sang, sans lacet
Des chaudes arabesques ouvertes
aux glaces de la petite mort
autant de chorégraphies ;
au loin les maîtres de chien
Degrés d'existence
Par le Fleuve aux tumultes
d'une existence d'homme
m'arrivent des flots sensibles
en vagues d'ailleurs bigarrés
Facétieux et bavards
leur sens échappe souvent
Par la sensation vive
de ces paquets d'eaux fortes
sur mon épiderme des jours;
ainsi est célébré le Cœur dans ma vie.
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Le signal
Par le silence de l'étonnement intérieur
je touche et entends les échos excitant
un peu comme l'attrait d'un corps de femme
caressé sans cesse par la lumière du jour
leur son enivrant aussi net et palpable
que le ressac lointain d'une mer infinie
fait entendre ses modulations sacrées
aux seuls authentiques confins de nos sens
Février 2014
JACQUES CEAUX
Né le 1er juillet 1962 à Ussel en Corrèze.
Habite à Verneuil sur Vienne près de Limoges dans le Limousin.
Plusieurs de ses textes ont été publiés dans des revues de poésie, depuis ces derniers mois comme Point barre, Poésie/première, Libelle, Les tas de mots, Vents Alizés, Traction-Brabant, Florilège, Haies-vives, Le capital des mots, Francopolis, Arbre à lettres, Népenthès et Gelée Rouge (et prochains numéros de Traversées et de Les cahiers de poésie)
( Quelques uns des poètes contemporains qui l'inspirent :
Jacques Ancet, Jacques Dupin, Yves Bonnefoy, Colette Gibelin,Valérie Rouzeau, Antoine Emaz, Philippe Jaccottet, Guy Goffette, James Sacré ... )