Le vieillard épouse la courbure du temps
Il marche l’échine repliée sur sa vie et son passé
Lentement, il chemine le long de ses souvenirs
Les yeux rentrés sur un ailleurs que là.
Au-delà des rides,
Au-delà de son inutilité décidée
Il goûte la saveur- travaillée par l’âge -
D’images d’une jeunesse
Polie au fil du temps
***
Elle dort encore
Sur son lit de sable
Entre nuit et jour.
A la fraîcheur
A peine frissonne.
Au vent levant,
Se soulève
Puis mousse.
Rêve
Qu’elle caresse l’air
En écume
Légère.
Il se présente :
Croyez-vous qu’un prof de sciences économiques et sociales puisse écrire de la poésie (bonne, cela va de soi !!) ? Non évidemment. Et pourtant c’est mon cas ! Peut-être ne suis-je pas un… économiste vrai de vrai ?
Je me commets dans le poème depuis de nombreuses années -en secret et je ne serais jamais allé au-delà sans les encouragements de mon amie. Ma seule publication, une micro nouvelle dans le dernier numéro de la revue « La Main millénaire » à paraître. Envie d’un recueil mais nous sommes si nombreux! En attendant je sévis sur mon blog.