Carroussel de têtes
Oh ces mains qui se serrent
autour de la table
immobile
Oh celles qui officient
dans les entrailles
Regards acérés
aux dents
chirurgicales
Un vent emporte
nos jeux d’écume
et les autans brillent
Mais pas de pont
Pour l’autre rive
Un corps gisant immobile
au parcours enseveli
est délivré d’avoir
et délivré d’avoir
été
dans l’attente
attente sereine sereine parfois
(la nuit le jour
les morts nous disent
« Bonjour »
dans leurs rêves
inexistants)
NASHTIR TOGITICHI
Il se présente :
La cinquantaine, psychologue clinicien, formateur.
Un questionnement sur la façon dont la poésie « prend » dans la vie : faire vivre des respirations et des pauses particulières.
Quelque chose de l’ordre de la méditation peut-être.