Pluie acide
des morts-vivants
sortent de l'eau
sortent du sol
comme des zombies
errant sans but
sur la planète
retournent y macérer
à grands coups de fusil à pompe
remontent encore
dégoulinants
abreuver des
vampires urbains
de leur sang putréfié
et se volatilisent
au-dessus de cités infernales
où leurs spectres grisâ-
tres geignent des aver-
ses de cadavres qui
vous rongent la citrouille
dissolvent vos cervelles
et vous métamorphosent
en véritables revenants
***
Gerber
descendre l'insensé
flot d'essence dorée
des soirées arrosées
de nos adolescences
laisser tomber
lovés sur le
béton nos deux
vélos volés
et sur la blanche nei-
ge des cloaques
de nos jeunes-
ses alcooliques
– ton corps, cheval crevé
offert dans les fourrés
les valses de nos rêves
tes trips
à quatre pat-
tes sur le sol de la patrie –
GERBER
bergère
aux anges
de notre hymen
prémédité
DEGOBILLER
les corps étran-
ges de nos deux
nations alliées
VOMIR encore
aigris
nos corps
nos vies grisées
et notre a-
liénation
et nous
quitter
le cœur
noué
(je sais même pas t'es qui)
PERRIN LANGDA
Né en 1983, Perrin Langda vit aux alentours de Grenoble et a publié quelques textes dans
la revue d’expression poétique « Les Tas de mots » ainsi que dans la revue de littérature alternative en ligne « Cohues ».
Son site : http://upoesis.wordpress.com