Dans les roseaux mourut
sans même le temps gravé
le saint ou le sculpteur
depuis je danse avec
Sébastien (le saint)
entrechoquant l'absence
au détour d'un lacet,
par grand vent souriant,
tu as goûté le ciel
***
Quand la mer en toi se retire
Les sons inarticulés
N'ont plus d'heure
***
L'audace désormais
fuligineux serpent des quatre vents
tous les éclats s'étirent
mais ne disent pas pourquoi
dans la tempe la mémoire
qui est prononcée
SOPHIE BRASSART
Peintre et poète
Blog Toile poétique : http://graindeble.blogspot.fr/