Emporté
Emporté
comme une brindille
dans la Bourrasque sauvage,
je ne peux
rien.
Glacé
par la pluie,
je ne sais
rien –
pas même le sens du Vent.
***
Neige éternelle
Comme la mort crépusculaire
Le froid s'est abattu sur cette Terre –
Et – lentement – il engourdit –
L’impiété qui consume les cœurs.
Et la Neige – immaculée –
Recouvrira – en silence –
Les horreurs criantes de l'Humanité.
Tout sera bientôt figé –
Stupéfait par le scrupule du Créateur –
Revenu dans son atelier –
Draper sa sculpture imparfaite.
STÉPHANE-PAUL PRAT