Exils de mon exil Sanda Voïca éditions Passage d’encres
Être là où est la poésie, là où le cœur bat, pour ne pas s’exiler de soi-même et devenir invisible. La poésie pour ne plus être « en guerre permanente ».
D’un exil à l’autre, Sanda Voïca nous convie à sa rencontre, mais aussi à celle du monde ; de l’exil à l’écriture, il n’y a qu’un pas :
« Le grand exil.
La parade des petits exils
qui me farcissent sans cesse.
Exil que j’exile dans ces lignes. »
Il y a ce que nous dit cette poésie, mais il y a ce qu’elle « garde au chaud » de l’écriture, ce qui est tapi au creux de la souffrance :
« Je m’écris cette lettre
nègre de moi-même…
Grande crucifixion
en dedans de l’ardoise-
pierre d’une église sans fin : l’exil. »
Sanda Voïca est de ceux qui astiquent les mots pour les faire briller encore plus, comme d’autres astiquent les meubles…
Les mots pour retrouver le sourire et se sauver et de l’enjeu et du brouillard ; si l’exil est crucifixion, la poésie elle, en est sa résurrection.
Ghislaine Lejard
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GHISLAINE LEJARD
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