Inimaginables
(recueil en devenir-extraits)
15.
personne
ne leur a dit
la profondeur des océans
ni la confusion
des nuits sans étoiles
aujourd’hui
personne ne dit
l’espoir a changé de lieu
et de nom
17.
la vie ne vaut pas beaucoup
aux yeux
des nantis
leur fortune
dépasse de loin
la franchise
20.
tu me diras
que tout ira bien
que j’en doute
car le sourire
n’est que de courte durée
l’enfance désirée
22.
au fil du temps
les souvenirs changent
de couleur
de nom
je n’en reconnais aucun
mais je les sens
Elle se présente :
Danielle Hoffelt. écrit des poésies depuis près de 35 ans.
Membre du Lëtzebuerger Schrëftstellerverband et du comité de lecture des Editions Estuaires, elle a publié de nombreux poèmes dans des revues culturelles luxembourgeoise (Les Cahiers Luxembourgeois, Estuaires, Nos Cahiers) et une revue allemande (Die Brücke).
En 1993, Danielle Hoffelt contribue à la Soropcollection avec l’artiste-peintre Schortgen et en 1994, elle publie un recueil de poèmes (Zweeërlee) avec un ami poète luxembourgeois.
La guerre en ex-Yougoslavie et la disparition de son père lui ont inspiré des poèmes qu’elle regroupe sous le titre « Impuissance », pour lequel elle reçoit le prix Arthur Praillet.
En 2001, la ville de Florange lui décerne le deuxième prix au concours « Vers d’automne-2001 ».
En 2004, 2009 et 2014 elle rédige et met en scène des comédies musicales bilingues (Ultima Ora et Oratorium) respectivement trilingue (Pandora) qui sont représentées dans la Basilique d’Echternach respectivement au Trifolion.
C’est en 2010 que Danielle Hoffelt a participé aux projets poétiques « melusina rediscovered » et Livre d’Anniversaire d’Omega 90 (publiés en juin 2010)
En 2014, elle publie « Mots à maux » avec l’artiste Dany Dickes (aux éditions PHI) et participe à l’exposition de Raymond Clement, photographe ayant pour titre « Eise Bam » et préparant « arborescences ».
