Avec ce poème commencé malgré tout
J’irai jusqu’au bout de ta fatigue
La recueillir dans mes vers
J’irai jusqu’au bord de ta maison
Où l’air entre partout sans frapper
Où le ciel prend le thé dans un dé à coudre
Où rien n’est jamais compté
Sauf les miracles et les poèmes
J’irai jusqu’à ta joie
Pour achever de l’écrire
Ce poème commencé malgré tout
Et m’endormir sur ses genoux de paille
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Avec des si
Nous demeurons les enfants du conte
Égarés sans doute voluptueux toujours
Dans la fragrance des hypothèses
Les plus légères et audacieuses
Avec des si
Nous traversons la vie sans douleur
Nous abordons la nuit sans frayeur
Nous entrons dans le vagin de l’aube
Où nous parle sans fin
La langue infinie du poème
© Béatrice Libert, inédits, à paraître.
Les mots en italiques sont du poète Yves Namur.
BÉATRICE LIBERT
Poétesse.
Plus d'infos :
http://www.beatrice-libert.be/
https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9atrice_Libert_(%C3%A9crivain)
