*Un instant d’exil, comme une cicatrice portée à même le cœur, au fond de l’âme, depuis l’enfance, recouverte par les linges du passé, un peu comme un bien reçu en héritage, transmis de génération en génération, sorte de viatique à usage interne, jamais évoqué, jamais montré et que l’on porte en soi tantôt comme un fardeau, tantôt comme un bien précieux : l’exil est en nous et seuls certains mesurent le poids de cette connaissance.
Jour sombre où pour la première fois on s’aperçoit de cette chose inattendue, cette cicatrice visible de nous seuls et qui deviendra, au fil des jours, comme notre passeport, notre marque d’une nouvelle identité.
*Dorénavant, je serai celui qui sait d’où il vient et qui sait que ce qu’il porte en lui est le fruit de sa réflexion et de ses nuits sans sommeil. D’un long retour sur soi comme un voyage intérieur dont on ne reviendrait jamais dans le même état, semblable à ce que nous serons et non à ce que nous fûmes.
Mérite des jours anciens revisité à l’aune de la vieillesse, à l’aune de la sagesse, en filigrane adouci pour mieux parler d’un avenir qu’on voudrait serein.
MICHEL D'OSTE
MICHEL OSTERTAG ( ou Michel D’Oste)
La poésie a toujours accompagné sa vie, depuis ses premiers poèmes d’adolescent jusqu’à ceux d’aujourd’hui. Publié très tôt dans des revues littéraires, notamment à la « Table ronde », la poésie a été la trame de fond de toute sa vie. Après des études techniques, puis d’économie, il a exercé des responsabilités diverses dans des groupes internationaux. Sur le tard, il a entrepris des études universitaires en Histoire des techniques (diplôme de DEA). Il publie également dans des revues papier comme Poésie-sur-Seine, Poésie/Première. Il a été lauréat du Centre Froissart avec son recueil « Loin du silence des étoiles »
Il est connu dans les revues littéraires du Net comme www.ecrits-vains.com et www.francopolis.net
Parisien de naissance, marié, deux enfants, aujourd’hui retraité.
En automne 2006, aux Éditions Poiêtês, est paru son recueil « Jalons » et en janvier 2008, est paru chez
« Encres vives » un recueil intitulé « Brisures »
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