course
Ton corps ouvert transparent étrange
son rire que tu ne peux retenir
l’hésitation ta bouche en suspension
de sang en colère serrée ton corps
uni contre moi contre toi son rire
que j’hésite à comprendre trop de jeux
trop de liberté contre toi ton corps
fixe qui m’appelle en riant ta nuque
tu ne peux la cacher la fixité
verte de tes yeux noirs ce n’est pas toi
tu le chuchotes tu te recoiffes mais
rien n’y fait rien sans toi ton corps me fixe
de ses yeux verts et de ses lèvres folles
qu’allons-nous faire maintenant, toi
le lieu des chuchotements étrangers
une rencontre au loin sur la route
accélération béante horizon.
***
langue
C’est un chant sans autre parole
que des phonèmes sortis des
profondes plaines bleues des vagues
tourbillons immobiles que
tu dois suivre en te coulant goutte
d’eau dans l’amour liquide goutte
de soif parmi les chants désir
de la parole vive perte
du langage de la route à
suivre parmi les hommes frères
de ton silence à venir chant
qui peut tout dire vis le rythme
d’un corps uni pulsation
intime universelle enfouie
je chante danse m’ouvre et comme
crucifié par la déchirure
de l’horizon mon chant rejoint
la brèche sans autre parole
qu’un instant d’éternel amour.
EMMANUEL ECHIVARD
Il se présente :
Ecrit à la recherche du moment favorable, le goût du présent éclairé par la certitude que ce présent ne sera bientôt plus, et la joie curieuse que cela
donne… professeur de lettres en khâgne à Reims, n’a rien publié… mais cela vient, peut-être.