La mère mélancolie
Larmes retenues avec peine, enfin soleil, sourire, chaleur qui point ne peut m'aider à oublier, c'est loin de cette terre et de ses pierres que je m'échine à Vous pardonner, à Vous reconnaitre ce pouvoir de destinée, toute tracée peut-être, mais qui chemine son sillon au travers de nos coeurs durablement meurtris, de nos âmes légères mais menacées...
De mes visites chancelantes, là, par dessus ces âmes qui naquirent, il ne me reste que ce sombre tableau, à présent que cette image où lourds nous te portions à terre. Si loin, de toi, si loin de ça.
En espérant toujours prêt, aider ceux-ci qui peuvent basculer, qui tentent d'y échapper par quelques romances, quelques tendances fortes à l'interdit. Au loin, ces prairies verdoyantes, ces bovins esclaves, on ferme les yeux mais on pense incessamment à ce sourire mélodieux, à cette timide et fine gentillesse dont j'ai su si peu hériter mais dont je suis si heureux de me rendre compte qu'elle en a quatre fois plus bénéficiée, ici, dans la tendre douceur des Puys…
***
C'est en rugissant de fierté
Espoir de toute une fratrie face à l'insoutenable incertitude de l'existence. Qui sait de quoi demain sera fait? Et je me vois, rejeté glaive nu dans une jungle peuplée d'animaux, de djinns et de mercenaires rivalisant de férocité.
Car, oui! Je viens de commencer mon errance. Ma quête du vécu. Je suis un adulte depuis peu. Car la vie vient de me montrer qu'elle n'oublie pas. Et que l'on ne commence à vivre que lorsqu'on prend conscience que plus rien n'est éternel face à l'Eternel.
Quand on se sent défaillir lorsqu'on ne prie pas nuit et jour pour que tout aille bien par la grâce du Tout Puissant, de ses Hommes et de ses Oeuvres. Dure, injuste, cruelle, pénible. Souffrance. Douceur, amour, chaleur, sourire, rare rivière qui recouvra irrémédiablement son cours à jamais. Soyons braves. Nous le serons tous. Toi aussi.
C'était dur à accepter, ça l'est moins, car tu te bats, fier comme tu la toujours été, et tu ne te fâcheras pas contre elle, celle qui désire t'aider. Dans ce pugilat silencieux où tu n'as pas gagné mais où tu es à mille lieux d'avoir déposé les armes. Car même mise en terre, à nue, ton cœur rugira de fierté.
Et je te le donne mon glaive ! pour combattre ce Mal vicieux. Et je te le donne mon glaive… et mon bouclier, et je combattrai à tes côtés poings nus armés de notre foi! De notre volonté! De ton expérience des choses de la vie qui s'abordent avec patience! maman je t'aime. Maman est partie... Maman est partie.
OUSMANE DICKO
Il se présente :
Je m'appelle Ousmane Dicko, j'ai 29 ans.
De nationalité malienne, j'ai vécu toute mon enfance à Alger, en Algérie où j'ai fréquenté des
écoles françaises. J'ai également vécu les décennies noires des années 90 là- bas.
J'ai fait des études d'économie et je travaille depuis 5 ans dans une banque au Mali, mon pays
d'origine.
Je dirai que je suis à la fois coloré par les cultures algérienne, française et malienne sans
appartenir réellement ni à l'une ni à l'autre. J'ai toujours eu un faible pour l'écriture et la lecture, n'étant pas un des plus fins orateurs. Je pense d'ailleurs que ce sont les écrits qui nous
survivent.
Ces derniers temps, je suis particulièrement interpellé par Aimé Césaire.
Le style d'écriture auquel j'ai toujours voulu donné corps est l'écriture "improvisée": en d'autre
terme, il s'agit de manière belle et romancée de décrire ses émotions sur un thème particulier sans occulter son environnement. Exemple, je pourrai être dans un parc, attristé par le fait que ma
copine m'a quitté, écrire dessus mais faire intervenir mon environnement, la nature dans ce cas précis, les oiseaux qui chantent, décrire les gens autour de moi... et l’insérer de manière habile
dans mon texte.
Je n'ai pas de référence bibliographique en particulier. j'ai eu la fâcheuse habitude d'écrire sur
des feuilles volantes et de cacher mes écrits (que je trouvais trop intimes). Et je ne les retrouvais plus après.