Souvenance
Je revois enfin ce songe –
ou est-ce réellement –
le paysage de mon enfance ? –
c'est une montagne qui se cache –
timide –
dans une brume toute blanche –
toute pure –
et sur son bonnet gris –
sont accrochés quelques nuages purpurins –
comme de grandes taches de sang –
et au pied du volcan endormi –
j'aperçois des arbres rabougris –
leurs doigts crochus désignent –
des fermes aux fenêtres condamnées –
et dans l'une de ces bâtisses ancestrales –
la voix d'un ange crie mon nom.
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21 décembre 2012
Incrédule –
J'assiste à la fin d'un feu –
Qui continuera de brûler –
Cette fois-ci.
Plus d'une civilisation –
Est en cendres ici –
Et bientôt –
La mienne aussi –
S'éteindra.
STÉPHANE-PAUL PRAT