Revue littéraire animée par Eric Dubois. Dépôt légal BNF. ISSN 2268-3321. © Le Capital des Mots. 2007-2020. Illustration : Gilles Bizien. Tous droits réservés.
Paris l'écumecomme unepenséesauvageParis l'étrangère au parfuminoubliableParis la seulequ'on retrouveà chaque foisentre ses bras *** sans pour autantdéprendreamour me fait songer lente agonie des pluiesvoitures bleuesqui crissent quel miroir si soudainlas...
A lire : « LE CAPITAL DES MOTS a dix ans : entretien avec Eric Dubois » article de Carole Mesrobian dans la revue en ligne Recours au Poème n°172 Mars 2017 http://www.recoursaupoeme.fr/le-capital-des-mots-a-dix-ans-entretien-avec-eric-dubois/ Merci à...
le froid de l’hiver ne gèle plus les cris on jette la nuit les enfants encore endormis les ventres ouverts par le crime les oiseaux au bord des routes les yeux explosent lorsque la bouche n’a plus de mots laissant un temps les sons nos veines muettes...
Ablution au crépuscule Sauf si le vent souffle aguichantSauf s’il octroie son désarroi à son chantAux pieds d’un crépuscule allaitant.Annonçant un jour minuscule.Qui implore un lendemain chuchotantSauf si le matin est majusculeOu un « aussitôt » affluentOu...
SUEÑO DEL MATRIMONIO PERNICIOSO Te habías levantado de la cama. Tu silueta se erguía ante la puerta de nuestro dormitorio, desafiando la envoltura del tibio camisón. Te miré con los ojos entreabiertos, consciente de tu cuerpo en la penumbra de mi último...
Redeviendrons-nous des enfants ? Au bout du fil, ta voix, toi, mon frère mais tu étais absent. Tu ne m'écoutais pas. J'ai continué mon monologue la peur au ventre de pleurer ; je ne voulais pas le faire au bout du fil. Je me suis sentie fragile, si malhabile,...
ADONIS EN FRATERNITE POETIQUE L’esprit Victor Hugo. Nous sommes dans l’enclave historique du Marais, aux abords du Musée Picasso, chez notre amie Rabiaâ Menouar, propriétaire de la galerie d’art du même nom. Adonis, après les fraternelles accolades, s’emmitonne...
J’écoute le silence de ces absences La brise de mer m’apporte sa parole triste et amère Où siffle le souffle d’invisibles présences J’entends ces sons d’outre-monde Et mes corps d’éthernité regroupés en cet instant Symphonisent mes sens acérés et assiégés...
Νεκρός Δεν σε ξέρει πια Το σπίτι που γεννήθηκες Η αυλή που πρωτόπαιξες Το χώμα που κυλίστηκες. Δεν σε ξέρουν πια Οι δρόμοι που περπάτησες Τα δέντρα που σου γνέφανε Τα πουλιά που σου κελαηδούσανε. Δεν σε ξέρει πια Ο άνεμος που σε σκούνταγε Η βροχή που...
Au plus profond de ma nuit Je regarde ma tasse de café, aussi sombre que mes larmes, comme je regarde la mer aussi bleue que ce ciel d’été, que ce ciel d’après-midi, où pour la première fois, je t’ai regardée, petite fille aux yeux violets aussi profonds...