Revue littéraire animée par Eric Dubois. Dépôt légal BNF. ISSN 2268-3321. © Le Capital des Mots. 2007-2020. Illustration : Gilles Bizien. Tous droits réservés.
L’araignée porte le poids du vide entre ses pattes Invétérée bâtisseuse d’ogives lumineuses Elle traque coins oubliés et pentes sous-éclairées Le jour paresseuse Le soir industrieuse L’envie Suspendue sur son hamac Quand le bois craque et les portes grincent...
Portrait de Jeanne Moreau par Mustapha Saha. Peinture sur toile . © Mustapha Saha - DR HOMMAGE A JEANNE MOREAU Nocturnes avec Chopin La plume en détresse s’endort dans l’écritoire La compagne du soir proteste et se résigne L’âme sans consistance explore...
GABRIEL MEUNIER Il se présente : Enseignant retraité, photographe auteur aujourd'hui. Illustration d'ouvrages, collection de cartes postales "Hémisphères", affiches et plaquettes pour l'artisanat et le tourisme. Si certains sont « tombés dans le révélateur...
Etreint par la solitude Vie relue souvenirs déroulés dans le bruit morne des jours tu t’éloignes de la fête humaine qui pèse & Connu approfondi dans la solitude sonore tu avances mystère épaissi vers l’inconnu tu manques vivant sans lumière de lumière...
SWEDISH SONG Á Fred Combien de bras de mer dans la ville irriguent celle qui partit pour Muskö du vent plein les verres sur le pont lavé par les eaux mouettes exaltées au-dessus des vestales de pierre et rôdant dans les forêts embuées les elks les yeux...
Seize C’est un jour de juillet Un Dimanche comme Une épaule nue Le ciel n’est pas Si vaste que ça Ciel mutique Tendu entre l’index Et les briques D’un chien assis Le temps présent Fait le mort à mes côtés Temps absent retient Mon souffle tel l’épingle...
ISMAËL J’ai tes yeux. Avant que je le prononce. Invisible. Je vois un fantôme dans une veine invisible. J’ai tes yeux. On ne se souvient pas. Invisible. Je vois un fantôme dans une graine invisible. Je ne sais pas rire. J’ai tes yeux et tes dents. Noires...
La beauté - © Jacques Cauda - DR La beauté que les eaux qui sont verdissent de verdure aussi du sol où toutes les bêtes coulent paisibles de mort ainsi va le monde faire maintenant le beau au lieu d’être affligé obéir de tout cœur apprendre mes volontés...
Mouvement régulier des lèvres Bouche-mot sur la parole Son sens qui ne te parvient pas Dans le bruit du monde s’affiche la cacophonie Souples sifflements à tes oreilles Où sonnent simples échos antiques Les alphabets de toutes ces personnes qui t’appellent...
LE BAIN je te livre mes paroles abruptes dévore et enroule-toi Aimé Césaire Tu parcours ma peau sur des éponges langoureuses Tu enduis mes épaules de lichen et mon dos comme un bambou fragile Me brûle. Tu râpes un brin de racine Accrochée à mes cheveux...