Samedi 21 novembre 2009

Le Capital des mots va nous manquer. Avec ses 21 numéros mensuels, le responsable de cette revue en ligne, Eric Dubois a balayé d'un regard circonspect le paysage actuel de la poésie et s'est montré le plus généreux des go-beetwen en permettant à de nombreux auteurs de se connaître et de se rencontrer.

Il a ainsi permis que soient lus par 20.000 visiteurs plus de 100 poètes. Aucune revue, aucun éditeur n'a atteint depuis des décennies un chiffre aussi considérable pour le genre littéraire le plus noble et malheureusement le plus sinistré en France. J'entends " sinistré " du point de vue d'un lectorat mais en aucun cas du point de vue de l'écriture : les poètes semblent en effet de  plus en plus nombreux et habités par la passion de leur art.

Eric Dubois s'est montré un découvreur de talents.

On a pu en effet entendre en lisant le Capital des mots des voix qui ne gagnent qu'à être connues comme celles de Fabienne Alliot, Anne-Lise blanchard, Laurent Fels, Pierre Kobel, ou même Patricia Laranco dont le travail de journalisme sur Internet est remarquable.

Sans oublier les poètes de la francophonie comme la canadienne Claudine Bertrand ou le mauricien Umar Timol. Le poète responsable du Capital s'est vu – on s'en souviendra - confier des textes par des auteurs consacrés. Nous ne nommerons pour exemple que Marie-Claire Bancquart, Jacques Ancet, le tout récent prix Apollinaire, ou encore Bernard Fournier qui vient d'entrer à l'Académie Mallarmé.

Il ne faut pas oublier que la revue a été honorée par une présentation de son travail lors d'une réunion au Sénat le 23 octobre 2008 sous la présidence de Camille Aubaude, elle-même poète.

Il nous reste à citer un extrait découvert dans son n°8 du recueil Et la vie coule publié chez l'excellent éditeur Gérard Pfister (Arfuyen ). Ecrit par un grand poète récemment disparu et par nous tous regretté, Henri Meschonnic, celui-ci dit : " J'ai tellement regardé regardé les autres/qu'ils sont une part/maintenant de mon regard. "

Ces vers nous semblent illustrer parfaitement la réussite de la revue toujours en ligne et le dévouement de son responsable auquel, tout en le remerciant, nous souhaitons bonne route et prospérité.

 

 

FRANCE BURGHELLE REY
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Jeudi 12 novembre 2009

15 Décembre 2009 : parution du n°2 de la revue littéraire "Esprits poétiques" - Le Capital des mots ( éditions Hélices)


une vingtaine d'auteurs qui ont été publiés sur le blog Le Capital des  Mots : Fabienne Alliot, Max Alhau,
Camille Aubaude, Isabelle Bats, Claudine Bertrand, Anne-Lise Blanchard, Alain Boyer, Michel Cassir, France Burghelle Rey, Patrice Cazelles, Denis Emorine, Françoise Coulmin, Charles Dobzynski, Laurent Fels, Constantin Frosin, Jean Gédéon, Pierre Kobel, Patricia Laranco, François-Xavier Maigre, Colette Nys-Mazure, Stella Vinitchi Radulescu, Thomas Vinau


Introduction : Emmanuel Berland

Présentation : Eric Dubois


****

A cette occasion Récital de Poésie au Carré des Coignard à Nogent sur Marne le 15 décembre 2009 20h-21h

Pour plus d'infos :

http://helices.fr

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Mercredi 30 septembre 2009

Le Capital des Mots a deux ans. Plus de 20 000 lecteurs, 21 numéros mensuels, une centaine d'auteurs. Et parce que j'y consacre beaucoup de temps et d'énergie et pas assez pour écrire de mon côté, j'ai décidé d'arrêter. Merci à tous ses contributeurs, poètes, auteurs de nouvelles, conteurs. Ma pensée va aussi à ceux qui nous ont quittés. Vous pourrez  me suivre sur mon blog perso "Les tribulations d'Eric Dubois "( http://ericdubois.over-blog.fr ). Merci encore!

Et vive la Poésie !

 

 

 

 

Eric Dubois

 

Responsable de la revue LE CAPITAL DES MOTS

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Mercredi 30 septembre 2009

Editorial d'Eric Dubois.

 

Textes de Bernard Fournier.

 

Christophe Durand-Le Menn.

 

Hélène Millien.

 

Isabelle Jullian.

 

Loïc Lemeur.

 

Marie-Florence Ehret.

 

Patrice Maltaverne.

 

Eric Dubois.

 

 

 

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Mercredi 30 septembre 2009

LE SOMMEIL TROMPEUR




Ce soir les ours en peluche

Parlent de me coucher très vite

Pour ne plus avoir conscience de rien


C’est un réflexe familial paraît-il

Qui me pousse à oublier

Tout ce que j’ai appris dans la journée

En coupant la tête de ma religion

Dans le sommeil

Afin de garder un esprit lucide

Jusqu’à son départ


Et leurs médicaments me droguent

Leur industrie de coton

Parie sur ma soif de douceur

Dans ce confort lunaire


Pourtant seuls les ours en peluche véritable

Demeurent mes amis

Moins volatiles

Que la gaieté d’un dimanche


Quelquefois je me demande

Qui dénoue toutes les angoisses

Du perdant du jour

Consolé par le silence qu’installe ce vide

Une fois passée la mort fatidique


Tout de même n’y a-t-il pas une nuit

Qui brille autrement ?


Un tournant qui retourne toutes les œuvres

Visibles et invisibles

Comme des crêpes nettes en apparence

Et brûlées à l’intérieur ?


Oui… on brûle une lumière

Pendant que je dors


C’est cette répétition de la mort

Qui me sert

De consolation la moins dure.


LE COUAC DE LA FIN




Ecartelé sur la falaise

Je sens les souvenirs qui m’accompagnent jusque dans le ciel

Mais le portable entre mes dents

Ne répond plus


Poursuivi par d’autres aventuriers

Qui ont juré d’en finir avec ma vie

Je n’ai plus qu’à frôler

L’entonnoir du vide

Qu’à loucher entre deux ports de mer

Avec beaucoup de ciel et peu de métal à tenir


Désormais il est trop tard pour changer de foi

Il n’y a plus d’autres images à ce film


Il serait bête de couper la dernière

Avant que je tombe


Je peux crier très fort dans mon portable

En espérant que ce cor le réanimera

D’une seule main

Avec un ventre flasque


Je commande encore à la vie

A l’au-delà

Vie et mort

N’est-ce pas la même chose

En cette seconde fatale ?


Je regarde encore ce portable muet

Bien dans les yeux

Ce gadget de mon souffle suspendu à son fil

Et sombre lentement

Les bras tendus


Ainsi glisserai-je dans l’inconscience

Comme entre les draps de la terre monumentale


Et l’appareil

Se démontera

Ou intact

Expliquera cette nouvelle mort

Enregistrant une voix qui n’est pas la mienne

Brûlant de l’éclat de quelques chiffres de reconnaissance.

 

 

 

 

PATRICE MALTAVERNE

 

 

Né en 1971 à Nevers, Patrice Maltaverne a publié des poèmes dans une vingtaine de revues, ainsi que les textes suivants. Derniers parus : « Sans mariage » (collection Polder de la revue « Décharge », 2007), « Merci pour la musique » (Gros textes, 2008) et « Souvenirs d’une ville illégitime » (Encres vives, 2008), « Faux partir », aux Editions « Le Manège du cochon seul ». Anime également le poézine Traction-brabant, http://www.traction-brabant.blogspot.com/, 29 numéros sortis à ce jour.

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Mercredi 30 septembre 2009

Clapotements de l'eau
gazouillements d'oiseaux

murmures de voix
un chien dort sous le banc
Ah le soleil
ne pas oublier le soleil
qui baigne tout


un avion qu'on entend
un vélo qu'on voit
des odeurs légères de salade
et le soleil
ne pas oublier le soleil


en arrière plan
un bateau et la voix feutrée
au micro aussitôt éteinte
sur la table de bois
un bouquet de fleurs jaunes
l'homme boit son café
une ultime abeille


et le soleil

Berlin septembre 2008

 

 

 

 

 

 

 

MARIE-FLORENCE EHRET

 

 

 

Marie-Florence Ehret est née à Paris où elle vit toujours. Elle a pratiqué divers métiers avant et après des études de Lettres et de Philosophie, voyagé en Turquie, au Maroc, en Algérie, au Sénégal, au Mali, au Burkina-Faso, en Egypte, au Portugal, en Inde, en Mauritanie et en Asie Elle a animé des ateliers d’écriture en Afrique et en Asie. Elle se déplace aussi beaucoup en France dans le cadre de ces ateliers. Depuis deux ans elle découvre l’Europe et en particulier l’Allemagne. Son dernier roman Fille des Crocodiles a d’ailleurs été traduit en allemand.

Elle a publié différents récits et romans en littérature générale (Ed. De la Différence, Comp’Act, L’Atelier des brisants etc…) et en jeunesse (Ed. Rageot, Syros, Edicef, Bayard ,Thierry Magnier) des proses poétiques (Ed.G§g ; A. Benoit) et des recueils de poèmes (Ed. Dumerchez Ed. de l’Arbre).

A paraître : Berlin 73 Editions Gulf Stream octobre 2009

 

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Mercredi 30 septembre 2009



T’aimer



Les terrils en  chaos moutonnent sous la pluie
Des chevalements rompus dodelinent en grinçant
L’anthracite des schistes  illumine le temps

Et des genets vengeurs s’égrènent en chevelure
Etouffant l’abandon des perrières stériles

Ardoises

J’étouffe d’amertumes au seuil de mon ennui
Ce désert sans hommes qui s’envenime de riens
Et dans ce vil décor exulte ton sourire

Ma femme

J’aime marcher loin de toi
Te regrettant déjà
Contrastes qui s’amenuisent

Le silence des mines
Tes iris vert d’eau

Les fenêtres béantes
La courbe de tes lèvres

Les murs qui s’éraillent
La douceur de ta peau

Les voies en abandon
Les cieux  que tu me donnes

Les volutes du fond qui exhalent des puits
Ton haleine de fraise

Aimer

Margerides

Je m’évapore dans l’aube alors que vient le jour
Sur ces mystères d’ombre dévorant les vallées
Où montent les brouillards ces lents matins d’étés

A l’ombre des étais qui bâtissent notre amour
J’exulte ma tristesse aux grisailles qui partent
Mangées par la rosée sur ces montagnes fortes

Elles deviennent alors comme ces immenses portes
Qui livrent les vallées où peinent ces orpailleurs
Étincelants de fièvre  en de profonds Klondike

Et l’or de ton regard délie mes infortunes
Et le grain de ta peau renverse mon esprit

La douceur de tes courbes au jusant  d’une vie
Sonne l’heure sous le flot d’une marée d’eaux vives

A ma femme

 

 

 

 

LOIC LEMEUR

 


Loïc Le meur est né en Bretagne en 1958 et vit à Auray dans le Morbihan, Il à
commencé à écrire de la poésie en 2007, pour se poser enfin après des années de
voyages réels par son activité professionnelle, et virtuels par le goût de lire
en particulier des récits de voyages et d’histoire contemporaine

Ne se considérant pas comme poète mais comme un « entomologiste des sentiments »
il n’à jamais chercher à être édité si ce n’est que quelques parutions sur des
cahiers de poésie  (le capital des mots, rails) il participe cependant à des
forums sur de sites de poésie (vos écrits, outre rêve), il offre en outre aux
lecteurs ses textes sur un blog (loic le meur, overblog)

Nostalgie, désuétude, révolte, amour tous ces sentiments sont abordés dans une
expression presque picturale ; ainsi il déclare « peindre avec les mots »


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Mercredi 30 septembre 2009

 EXTRAITS INÉDITS DE : « L'AME DE LÉA ».




AUBE





Léa passe d'une rive à l'autre

d'un fleuve de désirs clandestins.

En épouse fébrilement les berges

mais ne se laisse jamais enlacer

par les eaux tumultueuses.

Elle accoste

sur une petite place

entourée de peupliers.

Etrangeté de la nuit

s'évanouissant sur les arbres

en mille bougeons

de nacre et d'argent.

Léa s'endort sur ses rêves,

au coeur des peupliers

et des étoiles.

L'étonnement de l'aube

la réveille

avec du rouge aux joues

et du bleu sur les yeux.

La beauté inavouée de l'aube

la rassure.

C'est un jour nouveau

sans nulles traces

de luttes ni d'amertume.

Les poignards se sont couchés

dans l'herbe haute.

Le ciel déploie

un arc en ciel

sur tout ce qui vit.







LA MORT EST BELLE






Léa s'endort

près du bateau rouge.

Elle abrège ainsi en un instant

la destinée des oiseaux-lyres.

Souvenirs.

Nouveau lever du jour

sur des lilas mauves

enlacés de ronces.

Ombres du jardin

de son enfance.

Ombre de cette fenêtre

qui croisait celle d'un chat noir.

Ombre d'elle-même.

Pâle et frissonnante

les jours de pluie

sur les marchés.

La nuit s'étire

sur le bateau rouge.

Le sang se noie

dans son sang,

dans les eaux sombres

du port.

Puis, un astre murmure

que la mort est belle.

Qu'il n'est jamais trop tôt

pour partir.

Qu'il n'est jamais trop tard

pour aimer.

La mort et la vie

esquissent un ultime pas de danse

inscrivant pour toujours

dans le lointain

la destinée des oiseaux-lyres.




ISABELLE JULLIAN



Née en 1954, en Bourgogne. A toujours écrit de la poésie et publié dans des revues diverses.

De 1988 à 1991 a été la principale collaboratrice du poète Jurassien : Nicolas SYLVAIN qui animait le revue de poésie Franco-Roumaine : « FLORICA » ; dont le but essentiel était de faire connaître en Bourgogne les poètes Roumains et de donner la parole aux poètes étrangers interdits de Parole ou poursuivis pour leurs opinions. Notamment le Poète Russe : Mikola Danilovitch Rudenko. Fait actuellement partie de l'Association : «  La Voix des Mots », animée par Yves-Jacques Bouin qui joue un grand rôle sur Dijon pour faire vivre la poésie au travers de rencontres diverses.

Plusieurs recueils inédits et en voie de l'être :

L'Ame de Léa

Les Barricadés

L'Étrangère

Poèmes pour les enfants

 

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Mercredi 30 septembre 2009

MERE COLERE



je suis la mère colère

la terre a bu mes enfants

mes mains fouillent cette terre

mes bras flagellent le vent

mes flancs palpitent

vides

où fleurissaient les belles moissons


j’étais femme tendre

au regard d’herbes mouillées

ma douleur est de pierre

mes ruisseaux sont asséchés

et je ne suis que mère colère


mon long manteau de nuit

flotte dans le vent

je suis louve sauvage

mon cri monte dans le silence

mon cri enfle

rouge


où sont les enfants ?


Noisy-le Grand – 2008 -

 

 

***


 

 

Petit matin


La lumière sale poisse

Drapeau de soleil éteint

Un mur aveugle

Te regarde

Contre la vitre le mufle de la ville

Gronde

L’écorce du temps

Allonge sa griffe


Et la pluie

Qui est là

Si douce…


Ton silence éclate en fanfare

Comme un fruit rouge

Ta main étreint l’espace

Où ne flambe aucun oiseau


Et la pluie

Qui est là

Si douce …




Noisy le grand – 2007

 

 

 

HELENE MILLIEN




Hélène MILLIEN domiciliée à Noisy le Grand a été publiée dans les revues de l'Association Hélices-Poésie entre 1999 et 2002 : "Poésie Terrestre" et " l'Eldorado du Jeudi". En 2000, la collection "Les Zélateurs du Réel" dirigée par Emmanuel Berland, lui consacre un recueil : " Dans l'attente du jour qui vient".

 

En 2004 les Editions DELAGRAVE  la contacte pour la  faire figurer dans leur nouvelle édition " Français Classe de seconde, dossier "La poésie et le lyrisme".


 

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Mercredi 30 septembre 2009

La concordance des temps

 

J'entends votre voix

Filet d'or

Les vieux refrains

En provenance de Bru-

Xelles

Et des plages du Nord

 

La vie traînée à bout de bras

Les jouissances passagères

Et, cachées dans du papier gras

Les habitudes ménagères

 

J'attends sur la voie

Gare du Nord

Le même train

Qu'à cette époque où j'ai cru

Belle

Que vous m'aimiez encore

 

© Christophe Durand-Le Menn, avril 2009.

 

CHRISTOPHE DURAND-LE MENN

 

Christophe Durand-Le Menn est né en 1974 à Chartres. Auteur de plusieurs recueils de textes, dont L'altération des contours (Le Manuscrit, 2005) et Edward Hopper : en regard de ses peintures (Poiêtês, 2006) en collaboration avec Béatrice Libert, il vit actuellement à Paris.

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Mercredi 30 septembre 2009

Plounjous

(Gerbes, en occitan de l'Aveyron)

 

Elles ferment les yeux au soleil qu’elles font entrer dans les interstices de leurs pailles ; sans doute fument-elles ;

Elles rêvent aux langues des vaches qui les prendront en douceur d’un revers de langue bien tournée ; elles réchaufferont les hivers dans les étables ;

Elles sont les étés blonds, bleus et chauds au pied des bêtes fragiles et font la sieste dans la douce perspective d’être utiles, de faire leur devoir ;

Elles ornent l’été et soutiennent les murs de leur force éphémère face aux orgies des soirs d’équinoxe ;

Elles se réfugient derrière leur rond tablier où ne s’engouffre pas le vent, où la pluie peine même à rentrer ;

Elles se moquent des orages qui ne peuvent rien contre elles

Et que dire de la foudre qui se plaît à simplement allumer une étincelle dans les javelles humides ;

Elles brillent dans le soleil qui peine à les réduire : au contraire, il les écoute bruire, se distendre, se détendre, mâchonner leur paille du matin au soir

Craquer des pailles de leurs dents jaunes et fortes.

 




BERNARD FOURNIER

 

 

 


 
 
Essayiste (Le Cri du chat huant, le lyrisme chez Guillevic, L'Harmattan
et L'Imaginaire dans la poésie de Marc Alyn, L'Harmattan), je suis
chroniqueur dramatique à Aujourd'hui poème, membre du Comité de
rédaction de Poésie sur Seine et LittéRéalité (Université York,
Toronto). Poète, j'ai publié tardivement mon premier recueil Marches en
2005 à la Libraire-Galerie Racine. J'anime avec Jean-Paul Giraux et
Monique Labidoire le "Mercredi du poète", qui reçoit des poètes le quatrième
mercredi du mois à 15 heures au café le François-Coppée (1 Bd du
Montparnasse, métro Duroc).

 


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Mercredi 30 septembre 2009

LES MURS DU SOLEIL


J'irai là-bas
avec mes larmes de singe

Avec mes mains d'esclave
et mes pieds de berger

Taper contre
                  les murs du soleil

De ma voix d'apocalypse
entonner             un chant de crapaud

Je ne suis qu'une bouche sèche
                      remplie de mots   malades

Des dents qui frappent
                                  les murs du soleil

Des dents de mineur et des dents de laboureur
                           sur les murs du soleil

Des rêves de mes ancêtres
                            des rêves pour de nouvelles générations

Contre les murs
mouillés des larmes des femmes qui enfantent dans la douleur
souillés des regrets des hommes qui mangent dans leurs odeurs de travail

Contre les murs de la France
sous le soleil de la Manche
et sous le soleil des Flandres

Contre les murs de soleil
à Paris

Contre les murs du temps


 



 

Extrait de "Les mains de la lune" éditions Encres Vives, collection Encres Blanches


ERIC DUBOIS

 

 

 

Eric Dubois est né en 1966 à Paris. Poète, lecteur-récitant et performeur avec l’association Hélices et le Club-Poésie de Champigny sur Marne. Auteur de plusieurs recueils dont « L’âme du peintre » ( publié en 2004) , « Catastrophe Intime » (2005), « Laboureurs » (2006), « Poussières de plaintes »(2007) , « Robe de jour au bout du pavé »(2008), « Allée de la voûte »(2008), « Les mains de la lune » »(2009) aux éditions Encres Vives, « Estuaires »(2006) aux éditions Hélices ( réédité aux éditions Encres Vives en 2009), « C'est encore l'hiver » aux éditions Publie.net ( collection Zone Risque), « Le canal », « Récurrences » (2004) , « Acrylic blues »(2002) aux éditions Le Manuscrit, entre autres. Nombreuses participations à des revues : « Les Cahiers de la Poésie », « Comme en poésie », « Résurrection », « Libelle », «Décharge », « Poésie/première », « Les Cahiers du sens », « Les Cahiers de poésie », « Mouvances.ca », « Des rails », « Courrier International de la Francophilie » …Responsable de la revue de poésie « Le Capital des Mots ».



http://www.ericdubois.fr

http://le-capital-des-mots.over-blog.fr

http://ericdubois.over-blog.fr


 

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Mercredi 2 septembre 2009

Cette année le Marché de la Poésie à Paris, Place St Sulpice s'est déroulé du 18 au 21 Juin. Cela fait vingt sept ans qu'il existe et je le fréquente depuis 1997 ou 1998, je ne sais plus. Auteur moi-même j'ai eu l'occasion, de montrer mes livres et de faire des dédicaces,  l'ambiance est sympathique, on y rencontre plein d'auteurs connus ou moins connus, de responsables de revues, bavards, d'amateurs de poésie, ouverts, chaleureux et curieux de tout. Depuis quelques temps, je passe des heures à discuter avec des poètes que je considère comme des amis, même si je ne les rencontre qu'épisodiquement dans l'année au Salon du Livre, au Salon de la Revue et dans certains spectacles, Claudine Bertrand, Charles Dobzynski,Emmanuel Hiriart, Jean-Paul Giraux, Louis Dubost, Jacques Morin... j'ai bien conscience que la Poésie est un petit milieu et que nous formons un réseau, une fois de plus, qui a peut-être des interconnexions avec d'autres réseaux... Il faut louer les efforts de tous ce gens pour "promouvoir "la Poésie, pour défendre l'écriture contemporaine: François Bon, Fred Griot et toute l'équipe de Publie.net, Michel Cosem et la revue Encres Vives, l'association Hélices et son responsable Emmanuel Berland, le Club-poésie de Champigny sur Marne, les revues Décharge, Poésie/première, les Cahiers du Sens, Traversées...Je n'ai pas la place de tous les citer. C'est d'autant plus remarquable que les médias relaient très peu ou pas du tout toutes ces initiatives hormis France Culture,  France 5,  France Télévisions, Arte , le site du Printemps des Poètes, le blog Poezibao...Des dizaines de milliers de visiteurs chaque année au Marché de la Poésie, certes, mais quand le Marché de la Poésie touchera-t-il le grand public? Quand s'étendra-t-il sur un autre lieu, plus conséquent, que la place St Sulpice?
Encore une fois je salue toutes les aventures humaines qui ne cessent de se multiplier! Quand la Poésie intéressera-t-elle les grands médias?
Quand ne sera-t-elle plus victime de leur ostracisme, de leur désintérêt ou de leur aveuglement? Je me souviens de ma rencontre avec le regretté Alain Suied et de ses encouragements à mon encontre à continuer en tant qu'auteur à toujours écrire et à être un passeur ( mon blog Le Capital des Mots) et aussi de son énergie à communiquer autour de la Poésie. Je garde espoir d'être entendu.



ERIC DUBOIS 

Responsable de la revue LE CAPITAL DES MOTS 

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Mercredi 2 septembre 2009

Editorial d'Eric Dubois.

 

Textes de Alain Jegou.

 

Camille Philibert.

 

Françoise Geier.

 

Jean Gédéon.

 

Laurent Fels.

 

Maïa Brami.

 

Paul Badin.

 

Rebecca Wengrow.

 

Roselyne Fritel.

 

Sylvie Durbec.


Eric Dubois.

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Mercredi 2 septembre 2009

*****



Une somme de malentendus

ce que tu retiens

 

Ces années perdues

ce que tu ne voulais pas

 

Etre quelqu'un d'autre

tu n'aimes pas ton image

 

Comme si tu te résumais

tu voudrais qu'on t'aime

 

A un tour de taille

à travers tes écrits

 

On essaime des apparences

et qu'on casse le miroir

 

Plutôt que des vérités

 

 

 

Août 2009

 

ERIC DUBOIS

Eric Dubois est né en 1966 à Paris. Poète, lecteur-récitant et performeur avec l’association Hélices et le Club-Poésie de Champigny sur Marne. Auteur de plusieurs recueils dont « L’âme du peintre » ( publié en 2004) , « Catastrophe Intime » (2005), « Laboureurs » (2006), « Poussières de plaintes »(2007) , « Robe de jour au bout du pavé »(2008), « Allée de la voûte »(2008), « Les mains de la lune » »(2009) aux éditions Encres Vives, « Estuaires »(2006) aux éditions Hélices ( réédité aux éditions Encres Vives en 2009), « C'est encore l'hiver » aux éditions Publie.net ( collection Zone Risque), « Le canal », « Récurrences » (2004) , « Acrylic blues »(2002) aux éditions Le Manuscrit, entre autres. Nombreuses participations à des revues : « Les Cahiers de la Poésie », « Comme en poésie », « Résurrection », « Libelle », «Décharge », « Poésie/première », « Les Cahiers du sens », « Les Cahiers de poésie », « Mouvances.ca », « Des rails », « Courrier International de la Francophilie » …Responsable de la revue de poésie « Le Capital des Mots ».



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