Un jour dernier, fiasco d'ombre et
Chaleur en volutes, allons au lac
Du C. Nage à contre-courants tièdes parmi les premières
Mortes feuilles, comme un bain de rousseur, les rayons solaires dardés sur les
Cimes alentours. Les rivages secs, un grand
Incessante ; quelques branchages timides
Goûtant l'appel humide se déploient avec
Aquatique. La guirlande de bouées
Jaunes oscille au gré des vaguelettes, tandis que les ricochets des
Éphémères. Splendeurs d'une autre temporalité, la nature s'offre sans appâts,
toute en trésors chamarrés. Des glands
Tombent doucement, un à un. Des cris des
Bruits, craquements sifflements gouttelettes et clapotis... Nous étions seules et
Ensemble et, sans faire d'effort ni semblant,
Sentions l'appel du large sans
***
"Faire", de la chose aboutie ou "sur le
Point de", la matérielle essence de la
Vie en somme raisonnante et (presque)
Sûre. L' "en cours" l'action agissante et non
Pur Etat d'âme sans suite
Constructible. C'est beau d'entre-
Prendre essayer "se prêter à", souhaiter la "concrètance" de quelque appétence ... ; Rêve aussi
Parfois. Belle entre toutes la certitude de (presque) tout
Mettre en lien concilier l'envie et la mise en
Abîme, une fonction raisonnée ; la pratique Comme une
Évidence sensitive, physique. La beauté de la main
Tannée, noueuse à souhait. La caresse
Rugueuse du regard fatigué mais
Satisfait de lui-même, la raison
"Laborieuse" au sens "noble". L'épure des
Aveux le temps du dire et du sens
Mêlés : c'est beau de se lancer sans
Fléchir et de prendre au mot ses
Maux et espoirs tous ensemble. Joindre les doutes et les clefs. C'est si
Beau de confondre enfin ses propres
soifs avec les abreuvoirs des
Autres. L'échange
Des "faires" et des "dires" entre
Semblables ou qui se prétendent
Tels.
***
Tant de mal à ériger ces
Barrières et tu les renverses
Aujourd'hui, du revers de ces puissantes
Mains qui veulent me
Tenir. Tant de joies contre-
Faites et d'évanescentes envies et tu
Approches, pas de mâle géant et
Sûr, pour partager doutes et
Rires sans façade ni fioritures
Aucunes. Nos élans
Différents nos fautes quotidiennes, tu
Balaies tout cela par ton seul principe
Existentiel. Mes épaules alourdies par des fardeaux
Fantasmés, je retrouve insouciance et
Légèreté grâce à tes soupirs en
Friche. La feinte simplicité de tes élans
Complices. Tu as presque vaincu mon blues des fins de Dimanche et ignoré mes étourderies de petite
Fille précoce. Écouté mes questionnements d'outre-gestes et mes fuites pensives.
Tu es toujours
Là malgré nos différences de
Taille, nos pierres "achoppées" nos
Éclats de rochers
Solitaires. Merci.
***
Dans notre jeu d'échecs et de
Ruses tu es le fou de mon
Roi et moi la ravie de ta creche intime... Tu es mon
Bandit des grandes traversées, je suis la pyromane avertie de tes journées...Tu es mon prince étalon et je suis ta
Mesure idoine... Tu es mon
Manque mes rides mes doigts, je suis ta
Source tes démons, tes rires à
Jamais... Tu es ma lame de fond et je suis l'
Ouragan de tes sentiers, ton averse
Choisie... Tu es la frontière mouvante de mes
Aventures en solitaire et je suis ta ligne de
Mire entre toutes, ton unique point de
chute... Tu veux le rouge les poings les phares, je ne veux que le jaune, tes bras et des pénombres chaudes...
Tu ne vois que ce qui te sied ou t'
Attise au premier coup d'œil du jour, je ne M'
Intéresse qu'à l'après, la nuit, le sens... Tu veux la scène le puissant le définitif ... je ne souhaite, enfin, "que" les ombres douces les failles et les beautés éphémères... Comment
pallierons-nous enfin ces
EMILIE VOILLOT
Elle se présente :
