Revue littéraire animée par Eric Dubois. Dépôt légal BNF. ISSN 2268-3321. © Le Capital des Mots. 2007-2020. Illustration : Gilles Bizien. Tous droits réservés.
Mon âme est immobile c’est une chaîne rouillée posée là celle du chien parti que jamais personne n’avait aimé 1991 *** Nel tuo sonno Mamma , mi uccidi nel tuo sonno che sembra tanto vicino alla morte che sarà anche la mia. Perché dormi tanto ? Per insegnarmi...
L'infini déborde sur des pages vides parce qu'il se limite à être blanc. Il se soignait en torturant l’écriture car il souffrait de savoir parler du silence. La lumière du vide hante des lettres qui fuient une écriture obscure. Il imaginait ses oublis...
1/: Ta main se dépose sur le sable pour dessiner des motifs nés du hasard. Toi, Infortune du ciel, et dessins de parchemins. Et, la vague se dépose comme un vent sur un champ de blé. Je sais que ton fils fait des pâtés de sable, que je prends pour des...
L'effraction Depuis que tu es ossature inclinée dans le pli de mes draps mouvance abrupte variante défendue des fractions de lumière dérobée à l'énigme à l'écart décisif de l'ébriété diurne. J'ai puisé ton image envoûté les divins pour t'aimer d'abondance...
l'horizon bascule entre ses mains se cabre et nous bouscule cheval souverain les gris deviennent azurs l'opaque transparence l'immaculé s'empourpre ses yeux au fond des siens ------------------------------------ Jardin d'hiver J'ai poursuivi ton ombre...
Chants terrorisés, doux blasphèmés Adipeux souvenirs d'hommes et de femmes meurtries O lentes agonies! O résonances des peaux tendues ! O résonances d'âmes perdues ! Chaleur maladive, la crasse sous les ongles, Leur langues contre les cuirs . Le bal masqué...
d’abord les feuilles ce fut frémissants tant d’yeux gorgés de tant de secrets face à face inaudibles tant de lèvres dos à dos puis de traverse le vent prend possession alourdit les membres écartelés à l’encontre volée de branches du courant la lutte vitale...
Les gueules des villes défigurées par les cratères des totems de merde mercantiles ont le lyrisme d’un gorille en rut et la sensualité d’un char d’assaut en leur sein fourmille la délicate frénésie de milliers d’étoffes sans queue ni vulve qui étouffent...
Comme si la mémoire était organisme vivant avec un corps son cœur battant son souffle senti sur ta nuque son nid douillet quelque part dans tes cheveux la mémoire et son sang de souvenirs dans tes veines montées directement sur le circuit de la rétine...
Pour un intervalle De nos mains nues Nous avons taillé la roche Les ongles en sang les doigts à vif Guidés par la silhouette En appelant au jour Sans relâche nous avons creusé Jusqu’à percevoir Au cœur de la pierre Fugaces et fragiles sous nos paumes...