Revue littéraire animée par Eric Dubois. Dépôt légal BNF. ISSN 2268-3321. © Le Capital des Mots. 2007-2020. Illustration : Gilles Bizien. Tous droits réservés.
VU DU TRAIN Il va pleuvoir. Vus du train les arbres se sauvent… se sauvent… se sauvent… vert sombre, mauve, pailletés de jaune étouffé, gifflés, courbés par le vent. Le ciel est presque noir… Il va pleuvoir… Pire !… Il va tomber des cordes !… Pire !!…...
Pas assez de signes sur terre Et encore moins d’éclairs Dans l’ocre du ciel Pour t’indiquer le chemin Que tes pas doivent suivre A travers ces forêts d’images Et de mots inconnus Plus obscur se fait le silence Des chemins à mesure Que tu t’avances d’un...
Ecrire est toujours Si l’on y regarde bien Un acte d’amour * Ecrire c’est aussi Faire le serment D’une vie meilleure * Vivre sans amour N’a pas de sens Vivre sans poésie Non plus – Quels liens secrets Unissent l’amour et la poésie ? * La poésie est l’arme...
I Monde né d’un amour que l’homme peut porter à la déchirure qui le fait être, seul sur la lande intérieure d’un pays ressuscité. Mais le monde a-t-il besoin de nos larmes pour guetter la lumière et repousser l’ombre ? Ah, tristes aveugles dans nos demeures...
Bestiaire Incertaine, la vie d’une bête chez les hommes . Jetée dans les paroles , les actes d’étrangers, entre brusqueries et câlins elle vit chaque jour une immigration tremblante nous la ressentirions comme la nôtre si nous osions nous mettre à notre...
Schizophrénie Ma double vie si chère si mie tant que s’écoule de ses plis le sang d’un crime non puni le crime de vie mes dents recommencent à mâcher cet air fluide et élastique un coup très petit un coup immense mon corps balance mon cœur s’élance s’échappe...
Dans le temps il y a ça Qu'on ne définit pas Une attente sourde Le bout de la nuit Un ressenti et des mains captives La fragilité en quelque sorte Les mots ne savent pas L'émiettement du monde Décembre 2011 ERIC DUBOIS Eric Dubois est né en 1966 à Paris....
Dégoût La scissure de la nectarine ordinaire L’ennui plongé de l’homme valétudinaire Qui déteste les gens car ils sont malheureux Qui vitupère Les escarres qui s’émiettent dans la panière La moue les simagrées de l’autre sans manière Qui déteste les gens...
H O R S - L I E U à Jacques Clauzel I. Le haut du chemin toujours échappe à qui achoppe En quête des croisements Les questions nous sont posées à retardement comme des mines Nous ne naissons que peu à peu de nos branches brisées perdues nous ne vivons...
ELLE ENCORE Claquant des dents parlant de ce qui est proche espérant quelques signes pour maîtriser le temps elle inéluctable le passage est mystère entre l’ardeur et la folie. Thaon, juillet 2011. **** « a » COMME « NE PaS a VOIR » Armés contre les ténèbres...