Revue littéraire animée par Eric Dubois. Dépôt légal BNF. ISSN 2268-3321. © Le Capital des Mots. 2007-2020. Illustration : Gilles Bizien. Tous droits réservés.
Listant les amertumes niées Toujours le dernier deuil à la fenêtre me semble loin Je cherche l'issue sans fin à ce monde de dualités La parfaite unité dans mes veines La splendeur à nouveau des jours d'été Le dernier signe, la dernière hécatombe Dans...
Raphaël Rouxeville - DR Oui, l’étrange tissu le désir, bordel de mes morts mes aubes et mes cierges confiture aux cochons Ces vaisseaux en feu sous la mer quels fourmillements au carrefour ébullitions, mes humeurs là, ça me mène, oui, me tire, m’irrigue,...
SIGNES J'ai vu les pampres de la vigne Je me suis délectée de leur fragilité De la joliesse de leurs courbes J'ai suivi les signes proposés Pour trouver un sens au chemin Tortueux et plein d'embûches Le vent s'est levé En faisceaux les tiges emmêlées...
Chagrin d’amour Une femme pleure dans la nuit nouvelle. Une femme pleure dans un bistrot parisien. Elle tient dans sa main tremblante une cigarette mentholée. Les larmes coulent sur ses joues comme sur le visage figé d’une poupée de cire. Une femme pleure...
Présentation par l'auteure : Un volume composite comme la vie : moitié dans le métro, en cueillant des balades urbaines au fil des stations, des pavés, des cris cachés dans les graffitis de rue, un quart dans l’intime échange, au jour le jour, du souvenir...
© Vincent Rocagel - DR VINCENT ROCAGEL Il se présente : Fonctionnaire, amateur de peinture et poète.
Rouler Comme écrire C’est être transporté Etre transparent Traverser les troncs anorexiques Fichés en terre faisant rideau Floutant la lumière du matin Plumeaux de feuilles Contre le bleu du ciel quiet Puis c’est la petite cabane En bois noir avec volets...
bruisse pensée l’accord à grappe agrafe l’aphone ciel et taire le superflu * l’an vitreux les nuances au vert gris sépulcral tant vieux temps moi l’hiver va-t’en vente nébuleuse de bise en cou raide l’âge au biseau * pause passe nul différents riens pose...
Sueur des hommes, souffrance des femmes Mais enfin, Thérèse ! Depuis le temps que je vous dis qu'il n'y a pas de sot métier ! Ainsi madame Du Tremblay reprit-elle la bonne qui maugréait. Elle avait tort, tort de repasser les chemises en tergal de monsieur...
Brûlant secrètement d'un feu que nul ne peut arrêter, je vis l'enfer hanter mon esprit hagard et sur les rives du jour toujours je scrutais le détail, le fin parcours, agonie intérieure permanente le lys du jour arrête l'éclipse fatale de nos regards,...