Revue littéraire animée par Eric Dubois. Dépôt légal BNF. ISSN 2268-3321. © Le Capital des Mots. 2007-2020. Illustration : Gilles Bizien. Tous droits réservés.
Elle devint bonne sœur, quand Son chien fidèle La trahit pour une autre dame. Et depuis, tous les jours, elle nourrit les chiens errants. *** Un jour, j'ai fermé toutes les portes La solitude, je l'ai dessinée sur ma poitrine. Mais, par mégarde, j'en...
------------------ ZAO WOU KI On est sur le bord en équilibre instable gorge nouée et le corps lévitant vers l'indicible vibration qui répand du centre lumineux vers le bord du ciel ses courbes ondoyantes de multiples masses de couleurs diffuses noyées...
------------------ L’ES L'ESPOIR Dans le tremblement Du sang L’oiseau et son Contraire S’animent Toujours L’ humanité Qui vacille et Rebondit Aime à penser L’avenir L’enfant sur le Dos de sa mère Le vieillard sur Son bâton S’appuient Et l’espoir S’ouvre...
------------------ Extraits d’un recueil inédit : Face à l’effroi 1 L’Ange Où donc as-tu vu en un visage L’invasion d’un sourire pur,L’auréole d’un ange, Éclat d’une beauté sans délire ? Une enfance comme en aucun rêve, une douceur comme en aucun murmure....
------------------ Issue des lisières On prononce mort comme on chuchote amour sans retenue ni connaissance Seules l’intrusion brute la prise incandescente l’expérience à ras de vie livrent effroi et ferveur 1 La mort a tranché dans le vif. Elle a coupé...
------------------ 1. Un arbre d’écume, comme dans le cœur. Branches, algues, racines flottantes au ciel, ou plutôt bras, fleuves, deltas, tentacules azurées, qui vont là où mon corps-rêve se lève. Délibérément. Le monde accroché aux yeux, celui de l’écriture...
------------------ IN MEMORIAM ANDRE FRENAUD Le travail du poème, ce sera la seule trace vivante l'ardoise pure et noire de l'origine et de la fin le cœur rougeoyant de l'être la flamme du défi devenue étoile au-dessus du ciel obscur de la contradiction....
------------------ De sa chevelure De sa chevelure Coule des senteurs Aux mille sens réveillés De la courbure De son corps Je ne retiens que le torrent De parfums qui s’échappent De sa longue crinière Aux épis dorés des jours d’été Mes rêves insensés...
Ce qu’il y a Ce qu’il y a on n’en sait rien un soleil sans doute sur le point de disparaître l’éblouissement avant la nuit de ce qui se perd toujours ou au contraire l’éclat de ce qui vient la neige au matin un silence plein de cris d’enfants qu’on ne...
Le Capital des Mots suit son chemin sur Internet sous forme de blog avec ses auteurs ( une quarantaine en ligne ) et ses lecteurs ( plus de 1000 depuis le n°1). Tout cela dans un climat défavorable pour les revues de poésie sur papier comme Aujourd’hui...