Revue littéraire animée par Eric Dubois. Dépôt légal BNF. ISSN 2268-3321. © Le Capital des Mots. 2007-2020. Illustration : Gilles Bizien. Tous droits réservés.
la nuit de l’hippogriffe I le jardin aux pommes d’or d’un moment à l’autre l’espace se métamorphose en cygne tandis qu’il attend dans un chariot de feu les nuages de l’armée céleste je vis l'Hydre caressée par ses derniers guerriers tombant lentement...
Luzerne La luzerne agile, a brisé le rythme docile Du vent. Elle s’est rebellée, Plongeant dans l’autre sens, Liberté. Depuis ce jour Des lapins jaunes S’enfilent Et S’enfilent Des carottes Imbéciles Vertes de confusion. ***** Paysage Par la petite porte...
NOYER LES POISSONS ( Extraits) 1 Aujourd’hui est un jour comme Un autre Il se rend à la Meuse S’arranger avec ses habitudes Il ressent alors Une bouffée d’existence. Aujourd’hui elle sonne clair Sent le mégot refroidi Des soirées hydrophobes Aujourd’hui...
LES JOUEURS Les joueurs de cartes devant moi Sont assis en carré autour de la table Baignée de la lumière grillagée d’une fenêtre Ils abattent des as des piques et des carreaux Se tenant le ventre parlant fort Laissant leur poing tomber sur la pioche...
Mon village De terre et de désirs Dans le silence D’un matin de février Ici ni vent Ni chien maboul Petit foin sauvageon Un simple buisson de fenouil Au loin Point de nouvelles Si ce n’est Quelques rares nuages paresseux Voici L’heure où la lune s’efface...
papa ni poule ni coq (soit disant) prématurément né (soit disant) de la taille d'un poulet pauvre petit papa caliméro papa ni poule ni coq caresse encore son nin-nin petit bout de tissu décoloré usé sali taché par X années pauvre papa resté poussin chaton...
Tes mots ont la couleur de ton ventre Tu te livres à moitié sans vice de forme sans perdre connaissance dans le printemps tardif l'émotion entraîne la fin des images ** Nous balbutions des hymnes à la mémoire dans le Purgatoire où l'oie et le roseau allaitent...
Ta part, levée de plein de ciels, c'était ce que ton visage racontait comme presque issu d'une énigme. Mais toi, tu savais que tu n'étais ici que presque par hasard, comme sortie d'un jeu de dés. Et tu devinais qu'il y avait comme quelque chose qui allait...
L'écorce épaisse du chêne Imprime sur mon dos L'élan qui tantôt Joindra mon âme à la sienne. Dans cette invisible danse, Parmi les clins d'œil solaires, J'entends les nuages et lance Des battements de bonheur. *** L'AMOUR Au matin, avant le jour Les draps...
CELUI QUI ERRE DANS TON NOM Sais-tu ce qu’il advient De la lumière quand l’œil Cesse de voir fleuves et nuages Traverser la nue déserte Quand le corps ne sent plus Le poids de la terre Et le froid du sang Sur ses os friables Peut-être n’est-elle plus...